Top départ pour l’incubateur de projets à impact territorial de la Drôme

Top départ pour l’incubateur de projets à impact territorial de la Drôme

Dix entrepreneurs et entrepreneuses se lancent pour constituer la promotion du nouvel incubateur drômois d’entreprises de territoire, en collaboration avec la Fab.t.

Ronalpia et Fab.t, opérateur du projet territoires d’innovation « Valence-Romans, Capitale des Start Up de territoire », lancent officiellement le cycle de la première promotion d’entrepreneurs à impact positif de la Drôme.

Depuis deux ans, Ronalpia était déjà présent dans le département aux côtés de l’association Biovallée et Initiative Vallée de la Drôme Diois. Cette année, Ronalpia s’est également rapproché de la Fab.t. L’objectif : créer une offre d’accompagnement hybride, cette fois à l’échelle de la Drôme entière.  « Ce projet est né de la rencontre entre la volonté de Ronalpia d’être au plus près des acteurs de territoire et le besoin identifié par la Fab.t d’un service d’accompagnement des projets à impact en phase de création », explique Carinne Fleury, responsable accompagnement à la Fab.t.

100 entreprises pour le territoire

Ce projet s’inscrit plus globalement dans la mise en œuvre du programme Territoires d’innovation, qui vise d’ici 5 ans la création de plus de 100 nouvelles entreprises, avec à la clé 1 500 emplois.

Mais les entreprises qui doivent émerger dans ce cadre ne sont pas n’importe lesquelles. Innovantes, soucieuses de leur impact social et environnemental au plan local, elles font le choix de travailler avant tout pour le territoire, avec le territoire. « A travers ce projet, nous voulons être le démonstrateur d’un développement vertueux et duplicable des villes moyennes« , explique Laurent Monet, vice-président à l’économie de Valence-Romans Agglo.

« Les entreprises suivent quatre critères, précise Christophe Chevalier, P-DG du groupe Archer : un modèle économique viable, la réponse à un aspect sociétal avec un engagement citoyen, un impact environnemental et un impact territorial ».

Bras armé de ce projet, la Fab.t stimule la création d’entreprises à impact positif en mobilisant des partenaires  et des citoyens : entrepreneurs, inventeurs, chercheurs, étudiants, ingénieurs, retraités actifs, curieux, créatifs… Parmi les 87 projets qui gravitent autour de la Fab.t, une dizaine ont intégré l’incubateur accompagné par Ronalpia.

La première promotion « made in Drôme »

Pour bénéficier de l’accompagnement, les dix intrépides drômois ont suivi un processus de sélection rigoureux. A l’issue d’un appel à projets qui s’est déroulé au printemps, une première sélection s’est opérée sur les dossiers des 29 entrepreneurs ayant répondu. Puis, lors d’une immersion de deux jours, 23 candidats ont été sensibilisés aux enjeux de l’entrepreneuriat de territoire. Ils ont aussi pu travailler la présentation de leur projet. Dernière étape de sélection : le passage devant un jury composé d’entrepreneurs, de représentants des collectivités locales, d’acteurs économiques drômois et de citoyens.

Les projets ont donc été retenus en fonction de l’impact social qu’ils pourront produire, de leur potentielle viabilité économique, ainsi que de l’intérêt pour eux d’être accompagnés.

« Ces porteurs de projets ont été sélectionnés car ils répondent à ces enjeux clairement identifiés sur le territoire : le jury a senti leur capacité à entreprendre et à impliquer le territoire dans leurs projets », détaille Amandine Mollard, responsable Drôme de Ronalpia.   

Avec une moyenne d’âge de 44 ans, les porteurs de projets accomplissent pour la plupart une reconversion professionnelle. Pour tous, c’est la première fois qu’ils entreprennent.

Les intrépides de la promotion incubation Drôme 2021

Flore Bazin

Flore Bazin & Johan Charvet (Crestois) : Un service de collecte à vélo et transformation en compost des biodéchets du territoire de la 3CPS et de la CCVD. L’ambition du projet est d’amender les sols d’exploitations agricoles locales avec les biodéchets une fois compostés. Le projet concernera les déchets des particuliers ainsi que ceux des professionnels : cantines, restaurants, campings, commerces de produits frais…

 

 

Agathe Benard

Agathe Benard (Beaumont-lès-Valence) : Créer une entreprise de pompes funèbres qui met l’accompagnement des familles et la prise en compte de l’impact environnemental des funérailles au cœur de son fonctionnement. L’entreprise souhaite également développer ses propres produits, en particulier les tombes végétalisées.

 

 

Chrystel Bresson (Romans) : Le projet rentre dans un principe de slow fashion avec des articles de maroquinerie haut de gamme, co-construits avec une communauté, sourcés et fabriqués localement et diffusés uniquement en pré-vente sur le web.

 

 Arnaud Verda (Allex) : Accompagner les ménages souhaitant rénover thermiquement leur logement par eux-mêmes ; de l’étude préalable à la finalisation des travaux. La démarche s’adapte à la situation pour apporter les compétences manquantes à l’auto-constructeur à chaque étape de son projet.

 

Virginie Grassin (Saint-Thomas-en-Royans) : Développer un éco-lieu intergénérationnel basé sur le bien-être par la nature : des ateliers autour d’un jardin thérapeutique et des animaux de la ferme pour apaiser le corps et l’esprit. Mêlant partage de savoirs, sensibilisation à la nature auprès des enfants, tout en favorisant la détente des personnes fragilisées.

 

Carole Ray-Barman (Crest) : Créer un service de transport hippomobile fonctionnant grâce à l’énergie animale fournie par 2 chevaux de trait attelés à un véhicule, pour transporter des habitants et éventuellement des biens sur le secteur de Crest et ses environs. L’attraction provoquée par les animaux sera également vecteur de lien social.

Elisabeth Collin (Valence) : L’ouverture d’une épicerie place de la Paix à Valence, quartier actuellement dépourvu de commerce alimentaire, permettra aux habitants de trouver, entre autres, des produits locaux et/ou bio. Ce sera un espace convivial qui favorisera le lien entre les habitants et les commerçants.

Jean-Guillaume Isenbart (Romans) : Développer un yaourt 100% végétal, bio, local et zéro déchet. Son objectif est de produire le yaourt le plus décarboné du marché en utilisant des céréales, des ferments et des fruits de saison proposés dans des pots en verre ré-employables et en vrac.

 

 

Anne Tappon (Die) : Une boutique « rien de neuf » à Die dans laquelle seront vendus à prix juste des vêtements, accessoires, objets de seconde main sélectionnés avec soin et des créations locales surcyclées. Ce sera aussi un lieu ressource pour promouvoir le zéro-déchet.

 

 

Charlotte Blanchard & Julien Benayoun (Grâne) : L’objectif du projet est qu’il devienne facile à toute personne de fabriquer ou d’adopter des solutions low-tech, c’est à dire des objets économes en énergie, réparables et recyclables, qui répondent à ses besoins essentiels (par exemple : conserver ses aliments, produire sa nourriture, se rafraichir, se chauffer).