Robins des Villes : "L'accompagnement nous a permis de réfléchir à la manière de vendre en étant à but non lucratif"
L’association lyonnaise a pour vocation de donner la parole aux habitants sur leur cadre de vie. En 2025, elle a suivi notre parcours Développement pour repenser la stratégie de ses outils pédagogiques. Sara Haniche, responsable des outils pédagogiques, nous en parle.
Robins des Villes a été créée en 1997 pour donner la parole aux habitants à travers des actions de concertation, de médiation citoyenne et de sensibilisation.
Experte dans la participation des enfants en ville, elle est animée par une équipe de six permanents, soutenus par une trentaine de bénévoles. Ses partenaires : les mairies et les établissements scolaires.
Quelle problématique vous a poussés à rejoindre le programme Développement en 2025 ?
Nous souhaitions être accompagnés sur la le développement de nos outils pédagogiques. En 2007, nous avions créé « la ville en valise », un méta-outil rassemblant des jeux pédagogiques qui méritait d’être mis à jour.
Nous avions particulièrement besoin d’aide sur la stratégie économique : comment consacrer du temps de travail et de recherche sur cet outil avant de pouvoir le vendre, sans posséder les fonds au départ ?
Nous nous questionnions aussi sur la manière de commercialiser ces outils tout en conservant notre modèle associatif à but non lucratif.
Nous avions enfin la volonté de faire groupe, de rencontrer d’autres associations.
Que retenez-vous de ces mois d'accompagnement ?
Les ateliers collectifs, notamment celui sur la stratégie de développement, nous ont permis de mettre en perspective notre fonctionnement, de réfléchir à notre impact et de conforter notre modèle de gouvernance horizontale.
Ça nous a permis de réfléchir davantage sur l’impact que pouvaient avoir par nos actions et aussi notre méthodologie de travail.
Mais c’est surtout l’accompagnement individuel sur mesure qui a répondu à nos difficultés.
Avoir des rendez-vous réguliers nous a permis de structurer notre travail et d’avoir un regard extérieur stimulant. Cela nous a évité de nous disperser et d’aborder la commercialisation de manière progressive.
Quelles sont vos prochaines étapes ?
Une nouvelle version partielle de « la ville en valise » devrait sortir d’ici le mois de mai. Nous testons actuellement plusieurs méthodes de communication et de vente.
L’objectif est de cibler deux types de publics : d’une part, les professionnels de l’urbain (collectivités, bureaux d’études) qui souhaitent animer des ateliers avec des enfants, et d’autre part, les professionnels de l’enfance (comme les MJC) qui veulent mettre en place des projets sur le thème de la ville sans en avoir forcément l’expertise technique.
L’enjeu est désormais d’être plus visibles pour que ces structures nous identifient et puissent venir directement vers nous pour d’autres actions.